Histoire

La Petite Gandillone - quelle est l'origine du nom?

En 1285, pendant la guerre de Cent Ans, les Anglais occupent une grande partie du pays. Ils avaient établi des garnisons à Saint-Amans et au château de Lagarde, ainsi qu'à Lauzerte. Les histoires varient quant aux raisons du départ des Anglais ; certains disent que c'était un ordre de renforcer une autre garnison, d'autres qu'ils sont sortis pour boire du vin et visiter la grande foire aux escargots de Sauveterre. Quelle qu'en soit la raison, Lauzerte est restée presque sans personnel.

Une pauvre veuve qui logeait entre les deux portes de la Barbacane eut l'idée de compter au moyen de marrons qu'elle avait auprès d'elle le nombre de guerriers. Et lorsqu'elle comprit qu'il ne restait plus en ville de ces hôtes maudits, en hâte elle se rendit chez le premier consul. «Les Anglais sont tous dehors lui dit-elle, il en est sorti autant que j'ai des marrons dans mon tablier et bénissez Dieu si nous avons le temps de fermer les portes avant qu'ils ne reviennent». La population se leva à la voix de son consul.

Deux ou trois Anglais qui étaient restés pour plus tard ouvrir les portes de la ville furent jetés par-dessus les murailles et pas un seul soldat ne put rentrer.

La communauté adopta le fils de cette veuve et le fit instruire «aux belles lettres». La tradition veut qu'il ait occupé une charge importante au siège du sénéchal et formé race d'une famille marquante. Les habitants de Lauzerte ayant été les premiers à chasser les Anglais de leur ville, il fut pour lors jugé nécessaire d'y établir le siège du sénéchal du Quercy.

Pour perpétuer le souvenir de cette heureuse délivrance, le nom même de la veuve fut donné à la porte près de laquelle était son habitation. On l'a appelé «le pont de La Gandillone» et ce nom, la tradition l'a conservé jusqu'à nos jours. Depuis, la veuve elle-même est connue sous le nom de "La Petite Gandillone" et notre magasin porte son nom.


La Petite Gandillone - what is the origin of the name?


In 1285, during the Hundred Years War, the English occupied a large part of the country. They had established garrisons at Saint-Amans and the Château de Lagarde, as well as Lauzerte. Stories vary as to why the English moved out; some say it was an order to reinforce another garrison, others that they went out to drink wine and visit the great snail fair in Sauveterre. Whatever the reason, Lauzerte was left almost totally unmanned.
A poor widow who lived between the two gates of the Barbican had the idea of counting the number of warriors with chestnuts she had with her. And when she realised there were no more of these cursed guests left in the city, she rushed to the first consul. "The English are all outside," she said to him, "as many as I have chestnuts in my apron and bless God if we have time to close the gates before they come back". The consul rallied the people and they rose up.
Two or three Englishmen, who had stayed behind to open the city gates later, were thrown over the walls and not a single soldier was able to enter.
The community adopted the widow's son and had him educated "in fine letters". Tradition has it that he held an important position in the Sénéschal's office and his became a prominent family for generations. As the inhabitants of Lauzerte were the first to drive the English out of their town, it was deemed appropriate to establish the seat of the Sénéschal of Quercy there.
In order to perpetuate the memory of this happy deliverance, the name of the widow was given to the city gate near which her home was located. It was called "the bridge of La Gandillone" and tradition has kept the name to this day. The widow herself has been known as “La Petite Gandillone” ever since and our shop is named after her.


Le Pont de La Gandillone